Mittelalter 2008/1
Heft 2008/1    3. Artikel

Les niches dans la tour de Ringgenberg servaient-elles réellement à la fauconnerie?

par Peter Lüps et Marc Nussbaumer

Sur le mur de la façade extérieure des parties sud et est de la tour se trouvent au total 56 ouvertures, alignées régulièrement en deux ou trois rangées; elles ont été aménagées vers 1300, lors de la construction de la tour. Ces ouvertures, chacune munie d’une plaque en pierre émergeante servant de toit et de banc, sont considérées comme étant des places de nidification pour oiseaux. Le pigeon est sans doute le plus probable oiseau nicheur. En effet les nichoirs ne sont pas accessibles depuis l’intérieur de la tour et de l’extérieur, ils le sont uniquement au moyen d’une échelle de plus de 30 mètres.

Il est possible que les pigeons aient eu une signification pour la fauconnerie; la fauconnerie est attestée dans l’Oberland bernois par différentes découvertes issues des 12e et 13e s., même si le secteur n’est pas très adapté. Peut-être le propriétaire voulait-il aménager pour les hirondelles, messagères du printemps et porte-bonheur, une place de nidification. Cette découverte est unique dans le domaine de la construction de châteaux en Suisse, raison pour laquelle on imagine que ces aménagements, souvent présents dans les châteaux méridionaux, n’avaient pas fait leurs preuves ici, au nord des Alpes.

(Sandrine Wasem, Thun)

Lüps, Peter Nussbaumer, Marc : Dienten die Nischen im Turm zu Ringgenberg wirklich der Beizjagd?
Mittelalter – Moyen AgeMedioevoTemp medieval, Zeitschrift des Schweizerischen Burgenvereins, 13. Jahrgang 2008, Heft 1, 16 - 19.

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